[Gwen]
Bonjour et bienvenue sur LePod, le podcast dédié à la gestion des réseaux sociaux proposé par l'agence Ouest Digital. Chaque trimestre, nous échangeons ensemble sur un sujet dédié à notre métier, en tant que Community Manager ou Social Media Manager. Dans l'épisode d'aujourd'hui, je suis avec Bryan et Victor, notre invité, et nous parlons du reporting social media.
Ne partez pas tout de suite en courant, je sais que ce mot fait froid dans le dos à nombre d'entre vous, et c'est justement pour cela qu'on a décidé de traiter ce sujet. Et on espère aussi qu'après cet épisode, vous vous sentirez un peu plus serein. Convaincu de l'importance du reporting dans notre quotidien avec Victor, Social Media Manager chez l'annonceur, on vous partage pourquoi le reporting est souvent perçu comme une tâche fastidieuse, et comment mieux l'aborder pour qu'il devienne un véritable outil d'aide à la décision.
Alors, pourquoi le reporting est souvent perçu comme une tâche lourde ? Pourquoi ce n'est pas juste faire des tableaux de chiffres ? Et quelles sont les contraintes du métier ?
Voici quelques-unes des questions auxquelles nous allons répondre ensemble. Merci d'être là, fidèle à chaque épisode, et si ce n'est pas déjà fait, pensez à vous abonner sur votre plateforme d'écoute préférée. Je vous laisse, c'est parti !
Bonjour à toutes et à tous ! Donc aujourd'hui, je suis avec Bryan. Bonjour Bryan !
[Bryan]
Bonjour Gwen !
[Gwen]
Tu vas bien ?
[Bryan]
Oui, très bien. Et toi ?
[Gwen]
Très bien aussi. Nous ne sommes pas seuls aujourd'hui, puisque nous sommes avec Victor. Bonjour Victor !
[Victor]
Bonjour !
[Gwen]
Bienvenue ! Merci ! On est très heureux de t'accueillir au micro du Pod.
Ça fait un long moment qu'on n'avait pas eu d'invité, donc on est très content que tu sois là.
[Victor]
Moi aussi !
[Gwen]
Et du coup, avant toute chose, si tu veux bien, je vais te proposer de te présenter pour que nos auditeurs sachent qui tu es, ce que tu fais dans la vie, où tu travailles, et en quoi ça consiste ton rôle au quotidien. Je te laisse.
[Victor]
Ok, très bien. Alors du coup, moi je suis chargé de communication digitale, je travaille pour un SPSTI, un service de prévention et de santé au travail, puisqu'on ne dit plus médecine de travail, j'y tiens beaucoup. Mon quotidien, en fait, il est assez varié, étant donné qu'on est tous assez polyvalents mais spécialisés dans l'équipe, moi si je synthétise, je vais être plutôt en charge de la partie réseaux sociaux, donc aussi bien la création de contenu en studio que l'analyse statistique, donc du coup, c'est pourquoi on va parler aujourd'hui, et aussi, notamment, tout ce qui va être de l'ordre de la production vidéo qui est assez conséquente au sein du SSTRN. Donc du coup, au cas où je ne l'aurais pas dit, je travaille pour le service de santé au travail de la région d'Antèze.
[Gwen]
Eh bien, merci pour cette présentation. Du coup, tu as commencé à introduire le sujet, donc je rebondis dessus, effectivement aujourd'hui, on t'a proposé de venir au micro du POD pour parler d'un sujet qui fait froid dans le dos pour certaines personnes, le reporting social média, j'entends déjà des auditeurs faire ah, c'est pas vrai ! Bryan, tu es quand même la casquette référente à l'agence sur ce sujet, est-ce que tu peux nous dire un peu pourquoi est-ce qu'on a eu envie de faire un épisode sur ce sujet ?
[Bryan]
Oui, alors en fait, c'est un retour qu'on a beaucoup dans les entreprises qui nous contactent ou même des entreprises qu'on rencontre sur des événements et donc quand je parle d'entreprise, c'est de social media managers, de committees managers et puis souvent, j'aime bien leur poser la question de comment ils font leur reporting, quelles fréquences, quels outils ils utilisent parce que comme Gwen l'a sous-entendu, c'est vraiment mon dada et en fait, il y a quelque chose qui revient très très souvent, si ce n'est tout le temps, c'est que le reporting, c'est vraiment le truc que je fais, je le repousse, vraiment au dernier moment, c'est fastidieux, j'aime pas les chiffres, l'interface, ça le change tout le temps, enfin bref, il y a toujours une bonne raison pour le repousser à plus tard, c'est comme le ménage chez toi et du coup, je pressens vraiment depuis des années que c'est un sujet qui est mis de côté alors qu'il est hyper stratégique pour améliorer sa présence sur les réseaux sociaux, améliorer ses choix de contenus éditoriaux, les sujets qu'on va traiter, les formats qu'on va employer, etc. Alors du coup, je me dis mais c'est quand même paradoxal parce que c'est essentiel pour mieux réussir mais pour autant, on le repousse donc il y a un petit peu un décalage entre le besoin et la réalité. Ce qui fait que du coup, quand je creuse le sujet, je me rends compte qu'il y a des marques qui aujourd'hui pilotent leurs réseaux sociaux un peu sur des intuitions, sur des ressentis, je vais arrêter ce poste-là parce qu'il ne marche pas et puis en fait, quand on creuse, c'est totalement l'inverse parce qu'il y a des indicateurs qui sont plus cachés, qu'il faut un peu plus fouiller pour comprendre le comportement de l'audience et du coup, moi je pense que c'est une erreur de repousser le reporting, c'est une erreur de ne pas le faire à une fréquence donnée et on s'est dit qu'il fallait absolument qu'on donne la parole à quelqu'un qui faisait un reporting, qui était un des seuls qu'on avait rencontré qui n'avait pas le sujet de « je le ferai plus tard » pour essayer d'entendre un petit peu sur le sujet, voilà.
[Gwen]
Et alors justement, Victor, toi, quand je te parle de reporting social-média, ça t'évoque quoi ? C'est quoi ta première réaction ?
[Victor]
Alors moi, je peux du tout crisper parce que je trouve que c'est plutôt un vecteur de qualité de travail, en tout cas c'est un indicateur assez important. Donc ça permet vraiment de prendre du recul, je trouve, sur ce qu'on fait et d'identifier des choses qu'on n'avait pas identifiées dans sa strat. En fait, si je prends mon cas, moi ça me permet d'identifier que sur certains mots thématiques, j'ai des contenus qui vont fonctionner mieux que d'autres, des typologies de format aussi, ça me permet vraiment de dégager des grandes idées et du coup d'améliorer ce qu'on fait au quotidien.
C'est hyper important en fait, je trouve.
[Gwen]
Ok, donc c'est pas quelque chose que tu repousses, que tu procrastines ?
[Victor]
Du coup, si on me parle de fréquence, nous on va dire que j'en ai un annuel, mais je le fais de manière mensuelle. En fait, j'en ai à deux niveaux, c'est-à-dire que de manière mensuelle, je vais reprendre toute ma partie statistique, même si nous on a actuellement une vision assez macro et j'aimerais qu'on tente vers des données plus cohérentes. Et effectivement, nous on le fait de manière mensuelle, je trouve que c'est hyper important parce que ça permet d'anticiper des gros soucis.
Donc, imaginons, on est parti sur des typologies de format avec des nouveaux piliers de contenus qui ne fonctionnent pas, on va se rendre compte tout de suite en fait de nos erreurs. Donc, c'est hyper important.
[Bryan]
Oui, puis ça t'évite de partir dans un mauvais sens, de persister dans une idée qui finalement ne fonctionne pas.
[Victor]
Complètement.
[Bryan]
Comme tu disais tout à l'heure, vous faites beaucoup de vidéos, c'est d'ailleurs, vous investissez du temps sur la vidéo ou même sur la créa visuelle ?
[Victor]
Ah bah oui, c'est des ressources, qu'elles soient humaines ou temporelles, c'est énorme en fait. Mais je trouve que c'est quand même hyper important. Aujourd'hui, en plus, elles sont faites de manière plutôt accessible, il faut être honnête, même s'il y a beaucoup de données, c'est assez compréhensible.
Par contre, c'est sûr qu'il y a du tri, il y a des sélections à faire parce que sinon, on ne sait pas quoi prendre. Mais bon, je n'ai pas envie d'avancer sur les questions, mais je pense qu'il y a de la cohérence à mettre dedans.
[Bryan]
Ok. Et toi, c'est toi qui a impulsé ce sujet-là, quand tu es arrivé dans ta structure, où il y avait déjà cette culture du reporting ?
[Victor]
Alors, j'ai la chance d'avoir, bon Eric va être très content que je dise ça, mais un manager qui est plutôt, on va dire, familier avec la partie data, étant donné qu'il le fait pour toutes nos typologies de canaux, que ce soit site web ou newsletter, il est très attaché. Et moi, je suis dans une structure qui est un peu politisée quand même, donc j'ai beaucoup de justifications à donner, surtout dans mon contexte de travail, je dirais même, parce que les réseaux sociaux, ça peut paraître assez loin de la vieille médecine poussiéreuse du travail.
[Bryan]
Après, ce que tu décris là, on le voit aussi dans la sphère privée, c'est-à-dire que tu disais, c'est assez politisé, donc il y a une forme de justification aussi d'expliquer ce que vous faites et pourquoi vous faites. Finalement, dans le privé, on a aussi la même chose, puisqu'on engage des moyens. Tout à fait.
Et souvent, les entreprises attendent un retour sur investissement. Donc finalement, quelle que soit la structure, on a cette attente de justification d'une certaine manière.
[Victor]
Complètement. Mais le niveau est un poil différent, je dirais, même dans le privé, parce qu'on engage des moyens, mais elles sont assez, je veux dire, on vend un service, c'est volontaire, il y a un côté très commercial derrière. Nous, c'est obligatoire, une fois qu'il arrive, l'adhérent est obligé de payer parce que tout le monde doit être suivi par son service de santé au travail en France en tant que salarié.
Donc du coup, la justification, elle est un poil différente parce que nous, on n'a pas que notre direction à convaincre. Il y a aussi nos employeurs qui pourraient être frileux à avoir leurs ressources dépensées dans les réseaux sociaux. Je comprends.
Oui, tout à fait. Ok. Très intéressant.
[Gwen]
Sur la partie réalisation, vous opérez comment ? Vous utilisez quel outil déjà, par exemple ?
[Victor]
Pour du reporting ? Oui. Alors, actuellement, moi, je fais tout sur Tableur, donc de manière simple.
C'est un peu ancien, on va dire, mais c'est pas mal. Ça permet d'automatiser les choses et de prendre les données qu'on souhaite, en fait. Pour l'instant, nous, on a une vision très macro.
Ça va évoluer parce que là, on est en train de regarder des outils qui nous permettent de capitaliser les données et faire des reportings un peu plus qualitatifs. Là, on vient de tout refaire pour qu'on ait des retranscriptions aussi schématiques, donc des graphiques, en fait, ce qu'on n'avait pas forcément avant. Et du coup, ça permet vraiment d'avoir cette lisibilité.
Et là, pour justifier, ça a tout son sens parce que c'est vrai qu'on a une direction derrière. Si elle comprend ce qu'on lui montre, c'est toujours mieux.
[Bryan]
Ce que tu dis, c'est que tu as dans ton Tableur, tu as les données vraiment très brutes. Oui, c'est ça. Telles que les réseaux, Tableur qui pourrait peut-être hérisser le poil de beaucoup de personnes.
[Victor]
C'est sûr.
[Bryan]
Et de l'autre, tu as aussi une restitution visuelle pour comprendre et interpréter.
[Victor]
C'est ça que moi, je vais transférer à mon manager qui lui va croiser les chiffres avec nos autres canaux, qui nous permet après de nous les mettre dans des documents très utiles comme le rapport d'activité et de soumettre nos résultats à la direction. Ce qui est assez drôle, d'ailleurs, c'est que maintenant qu'on a un peu, on va dire qu'on a plus de recul sur nos pages, qu'elles fonctionnent mieux aussi, la direction s'y intéresse beaucoup plus. Et du coup, il y a cette espèce de phénomène où on doit aussi plus justifier.
Je pense que c'est un incontournable en fait.
[Bryan]
En fait, ça a créé le reporting, ça a créé une dynamique, ça a embarqué la direction.
[Victor]
Je pense que ça justifie un recrutement déjà, donc c'est énorme. Et puis après, on va parler là d'autres choses qui s'appellent les performances. Et là, c'est des choses à communiquer qui sont hyper importantes, pas que pour justifier parce que ça peut être une fierté aussi.
Ça va jouer sur la marque employer, c'est important.
[Bryan]
Oui, tout à fait. Donc, ça a un impact auprès de tout le monde, c'est-à-dire toi en tant que social media manager pour améliorer la performance éditoriale, auprès de la direction pour l'embarquer dans ce que vous faites sur les réseaux, mais aussi en com' interne pour mobiliser l'équipe et aussi les encourager à vous faire un contenu, à réaliser un produit.
[Victor]
Alors nous, au SSTRN, on a une particularité, moi ce que je voulais, c'était embarquer nos salariés. Donc, c'est encore un travail qui est en cours et qui le sera tout au long de la vie du SSTRN. Donc, ce que j'ai fait, c'est que j'ai mené un casting en interne où seuls les acteurs sélectionnés sont des gens qui travaillent pour le SSTRN, parce que c'est un vecteur de crédit d'avoir des professionnels de santé qui font des vidéos et du coup, ça permet aussi d'embarquer et du coup, quand on va avoir de la data qui est hyper satisfaisante comme une quantité d'impression assez importante, ils vont se dire « j'y ai contribué » et là, on transforme la personne en prescripteur, c'est une démarche qui est tout à fait différente.
Tu leur partages directement le résultat et ça les implique davantage ?
[Bryan]
Oui, en fait. Ok, ça c'est hyper intéressant parce que dans les échanges qu'on a régulièrement avec les entreprises, alors beaucoup me disent « j'envoie le reporting à la direction, j'ai un format de reporting pour la direction assez light, quelque chose de plus dense pour toutes les personnes qui pilotent la stratégie » et puis souvent, les personnes qui contribuent à l'animation des réseaux, alors « contribuer » n'est pas produire les contenus mais qui incarnent comme tu disais au travers de vidéos, qui font remonter des infoterrains, on les oublie un peu et ces personnes-là, elles ne savent pas vraiment comment sont utilisées les contenus qu'elles vont faire remonter et auxquels elles contribuent et c'est vrai que c'est dommage parce que comme tu disais, c'est un vrai vecteur aussi de motivation en termes.
[Victor]
Je pense que ça dépend aussi de la culture d'entreprise, en tout cas nous, on est plutôt transparent je dirais, notamment d'un intranet qui nous permet de publier des actus et en fait, dès qu'il y a même des modifications d'ordre stratégique, c'est-à-dire des contenus ou des piliers de contenus qui vont être modifiés, on va le partager en interne. On estime que ça nécessite une actu, alors quitte à chacun de s'en tirer embarqué ou pas mais en fait, les gens s'y intéressent parce qu'après, on va venir m'en parler. Là, on est 400 salariés, pour vous donner un ordre d'idée, j'en ai 35 qui sont passés en studio déjà à faire de la vidéo de manière fréquente.
Donc au début, il y avait des freins et en fait, à force de voir les collègues, ça ouvre un peu les possibilités.
[Gwen]
Je voulais juste revenir sur un truc tout à l'heure, tu disais que toi, tu étais dans une structure où justement, il fallait justifier un peu la communication sur les réseaux sociaux. Est-ce que justement, en partageant le reporting à ta direction, tu n'as jamais eu cette peur du jugement des chiffres un peu trop hâtifs ?
[Victor]
Constamment, même encore aujourd'hui, je leur influence toute ma carrière parce qu'en plus des fois, on n'est pas forcément performant en plus. Donc je veux dire, si un chiffre est négatif, la personne va s'arrêter dessus parce que si on est humain. Donc s'il y a cette peur, je pense qu'il faut cette transparence et en plus, ça dépend de la manière dont on aborde les choses.
En fait, moi, mon idée, c'est que je ne suis pas le seul concerné par ces chiffres-là, on est tous concernés et du coup, il faut embarquer ta direction en disant, là, le constat, il est d'équipe, il n'est pas d'une seule personne en fait. Moi, je ne travaille pas seul, donc je suis piloté, j'ai un manager et chaque choix que je fais, je vais avoir sa validation. Donc là, par exemple, on a revu la partie stratégique leading suite à un audit qu'on a fait avec vous d'ailleurs et j'ai embarqué toute l'équipe, c'est-à-dire que tous mes collègues ont contribué à cette stratégie-là.
Donc du coup, les performances vont être différentes parce que là, c'est un choix commun.
[Bryan]
Oui, et ce que ça veut dire, c'est que les résultats qui sont présentés, ce n'est pas le résultat du travail de Victor, ce n'est pas Victor qui en est responsable.
[Victor]
Complètement. C'est l'ensemble de l'organisation.
[Bryan]
C'est ça.
[Victor]
Alors, à des mesures bien différentes, bien sûr, c'est moi qui contribue en permanence dans le sens où j'ai produit les trois quarts des contenus qui sont publiés et la manière dont ils sont publiés. Mais le fait d'embarquer sur différents niveaux, ne serait-ce que des choix de typologie de contenu, de laisser la parole, vraiment, je trouve que ça change la donne. Le participatif, c'est le nerf de la guerre, mais à tous les niveaux, que ce soit sur la production de contenu, que ce soit sur la partie stratégique.
[Bryan]
Est-ce que tu t'es déjà retrouvé confronté à une difficulté qui est, j'ai un chiffre ou j'ai plusieurs chiffres qui émergent, des hausses, des baisses qui sont, qui peuvent être des formes d'anomalies et que tu ne sais pas expliquer ?
[Victor]
Complètement. C'est d'ailleurs une des raisons pour lesquelles j'ai demandé un audit. En fait, moi, je pars du principe où on travaille quand même avec des sciences humaines.
Donc, du coup, c'est très inexact d'une page à l'autre. Ça ne va pas être comme nous, ce qu'on fait en prévention. On va dire que globalement, si on va parler de la thématique de santé mentale, c'est commun à tout le monde, si je puis dire.
La différence des sciences humaines, c'est que c'est vraiment du cas par cas. Et moi, je me suis rendu compte que la santé au travail, c'est une thématique hyper particulière, jeune aussi, parce que ça ne date pas d'hier, mais ça date d'hier que les gens s'y intéressent, sur la partie réseaux sociaux. Et du coup, quand je ressors toute ma data, moi, je me suis rendu compte l'année dernière que j'avais eu un moment, un effondrement, un moment qui m'avait posé question, parce que je n'arrivais pas à le justifier par des données contextuelles, que ce soit de l'environnement du SSTRN ou interne au SSTRN.
Et du coup, je me suis remis en question et j'ai demandé un audit. Ce n'est pas la seule donnée, bien sûr, j'avais besoin d'un regard extérieur aussi, mais je pense qu'il faut sans arrêt se remettre en question, parce que la data, de toute façon, c'est ça. Ça ne sert à rien de la compiler, c'est pour ne pas l'analyser derrière.
Il y a quand même plusieurs niveaux, à mon sens. Quand on capitalise, on a son reporting et après on explique. Imaginons, on est un graphique avec toute son impression de l'année, par mois.
Moi, c'est mon cas, par exemple, on va regarder quel mois ça n'a pas marché et on va essayer de l'expliquer. Des fois, ça n'a plus marché parce que c'est contextuel. Nous, en santé-travail, on a des mois thématiques, je pense à octobre rose, le mois sans tabac, le mois sans alcool.
Forcément, si je vais faire des publications qui sont temporalisées sur ces thématiques, ils vont mieux fonctionner. Et ça, la data permet aussi de le dégager, parce que là, on va se dire, ah bah oui, là, ça a bien performé parce que c'était en rapport avec l'événement. Là, déjà, on sait que c'est une donnée qu'il faut garder, que dans sa strata, il faut l'inclure.
[Bryan]
Et tu mets le doigt sur une conviction qu'on a très fortement à l'agence, qui est, un reporting, c'est 10% de compilation, 90% d'interprétation. Et aujourd'hui, quand j'échange avec des personnes qui font leur reporting eux-mêmes, elles me disent, moi, je passe des fois un à deux jours à compiler mes données et après, je suis tellement épuisé que je n'interprète même plus mes chiffres. Et donc, en fait, tout ce travail-là, il est fait pour rendre compte, mais pas pour en tirer des enseignements.
Et toi, ce que tu dis, ça rejoint cette notion qui est de dire, non, en fait, le gros du travail, ce n'est pas de compiler, le gros du travail, c'est d'interpréter, de comprendre aussi comment les performances, elles se construisent et quels enseignements on peut en tirer derrière pour être meilleur.
[Victor]
Si je peux compléter, je suis complètement d'accord avec ça, mais en fait, c'est même du sens, parce que c'est ça l'objectif. Oui, tout à fait. Ça sert à quoi, sinon, de les compiler si c'est pour juste prendre des chiffres ?
Non, ça sert à se remettre en question, en fait, c'est ça l'objectif.
[Bryan]
Le reporting, c'est un moyen, ce n'est pas une fin. C'est ça. Livrer un reporting, en soi, ça n'a pas d'intérêt.
Par contre, ce qui est intéressant, c'est ce qu'on va mettre derrière. Tout à fait.
[Gwen]
Alors justement, tu parlais de ton analyse. Toi, tu bases ton analyse sur quoi ? Est-ce que tu as une méthode ?
[Victor]
Alors, il y a deux niveaux. Sur les données que je compile pour l'instant, on a une vision assez macro. Et je pense que là, suite à l'audit notamment, on va tendre vers une capitalisation de données un peu plus poussée.
C'est-à-dire que nous, par exemple, là, je vais parler plutôt concret. En fait, notre page, elle fonctionne plutôt bien, mais à l'échelle nationale. On aimerait pêcher un peu plus sur l'échelle locale pour toucher nos adhérents.
Et le problème, c'est que nos messages, ils fonctionnent pour les deux. C'est-à-dire que la prévention en santé au travail, elle fonctionne au national et sur l'échelle locale. Et là, du coup, c'est hyper dur de dissocier les deux.
Nous, on fait le choix du global parce qu'à force de grossir, on arrive à avoir des adhérents, mais on est obligé de faire un peu de cross-canal pour choper la partie adhérente. Si je reviens au comment, moi, je vais regarder globalement, on va dire, le nombre d'impressions, le nombre de vues, le rapport avec l'engagement que je vais avoir. Je vais analyser mes campagnes aussi, ce qu'ont fait un peu d'ads, donc je vais rentrer dans le détail.
On va regarder quelles thématiques et puis les analyser après. En fait, on va regarder tout ce qui est contextuel, donc si c'est une thématique dans le temps, si, je ne sais pas, dans le marronnier, il y a eu une journée sur la thématique du cancer, forcément, je vais faire une publication sur le sujet et ça va avoir énormément d'importance parce que ça va être pêché par, on va dire, une initiative qui n'est pas la nôtre. Tout le monde est concerné.
Si je vous donne un exemple, le mois sans alcool, on connaît plus ou moins tous et du coup, moi, je vais pêcher là-dessus. Sur la partie analyse, si j'y reviens, je vais regarder principalement ça et le faire de manière mensuelle.
[Bryan]
Est-ce que tu as une forme de comparaison ? Par exemple, je compare le mois de janvier avec le mois de décembre ou je compare le mois de janvier 2026 avec le mois de janvier 2025 parce qu'on a des mois thématiques, comme tu disais. Comment tu intègres cette notion de comparaison, étant donné que tu compiles toutes les données, donc tu dois avoir quand même pas mal de données.
[Victor]
Comment tu fais ce travail-là ? Nous, on n'en est pas encore au moins glissant à la partie cumulée qui est intéressante, mais en fait, on n'était pas assez capé dans nos pages pour y arriver. Pour l'instant, on ne regardait que le macro.
Maintenant que ça fonctionne plutôt bien, là forcément, on va aller voir dans le détail parce qu'en fait, on a des chiffres qui sont intéressants. Je veux dire là, on peut aller chercher. Quand on a des pages avec 10 abonnés au début, forcément, ça ne va pas être réparlant la data.
Là, comme on commence à avoir beaucoup, beaucoup d'abonnés, forcément, nos données vont être plus intéressantes, notamment sur les retours de l'échelle locale. C'est marrant parce que tout à l'heure, on l'a un peu évoqué, mais je pense qu'il ne faut pas tout prendre dans la partie données. Il faut énormément de cohérence, c'est-à-dire, ça ne sert à rien de prendre toutes les données déjà parce que si on ne les utilise pas, c'est de la perte de temps.
Il faut être efficace, mais surtout de la cohérence, c'est-à-dire, c'est quoi mon objectif ? Moi, je prends mon cas, mon objectif, c'est de toucher l'échelle locale. C'est super si on touche l'échelle nationale, mais forcément, je vais regarder des KPIs différents.
Moi, par exemple, mon cas, maintenant, on va s'intéresser un peu plus à qui on touche dans l'échelle locale. Et là, on se dit, je vais sélectionner ce KPI, quelle part d'abonnés j'ai sur mon échelle locale. Du coup, ce que tu veux dire, c'est que tu finis par créer un indicateur maison, un indicateur qui est propre.
En fait, je pense qu'il n'y a pas de choix. Je veux dire, les données qui sont hyper importantes, pour moi, il y en a trois. On va avoir le taux d'engagement, les impressions, la portée organique aussi, ce qui est un peu plus qualitatif que l'impression.
On va retrouver aussi le nombre d'abonnés. C'est un très bon indicateur, mais c'est vrai que ce sont des données assez macro. Et pour aller plus loin et mettre en cohérence avec ces objectifs, je pense qu'il faut faire du maison.
Parce que je veux dire, un vendeur de sushis, je veux dire, son échelle locale, elle est hyper importante. Lui, de toucher des gens au Canada, il n'en a rien à foutre, je veux dire, dans l'idée. Et je pense que c'est hyper important d'avoir de la cohérence.
[Bryan]
Donc, important de pouvoir créer des indicateurs maison pour aussi améliorer ses performances. Et tout à l'heure, tu parlais un peu d'outils, donc tu parlais de tableau, et que tu en cherchais d'autres. Est-ce que tu as trouvé des outils justement qui permettent de créer des indicateurs maison ?
Parce qu'en fait, aujourd'hui, ce qu'on observe sur le marché, c'est qu'on a des outils de social media management qui permettent de planifier des postes, avoir un plan éditorial, etc. Travailler en équipe, qui proposent une partie statistique, mais qui ne permettent pas toujours de créer des indicateurs maison. Est-ce que toi, tu as identifié des outils qui permettraient de le faire ?
[Victor]
Alors, moi, je n'ai pas encore fait de veille à ce niveau-là. En revanche, moi, j'y marche beaucoup à la prescription. J'ai rencontré une committee manageuse qui gère la page d'info risque, donc une page assez importante où là, on a une cadence de publication assez dense, on est à minimum une publication par jour, voire deux, ce qui est extrêmement fort.
Ils ont plus de 250 000 abonnés. Donc, on travaille ensemble sur un partenariat et ce qui est intéressant, c'est qu'on est aussi prescripteur de nos solutions de manière de travailler. C'est hyper enrichissant de rencontrer ce genre de personnes.
Et elle m'a conseillé un outil, donc en l'occurrence Metricool, et elle ne me l'a pas conseillé de vivre. Non, elle me l'a montré, elle me l'a fait tester. Et effectivement, il permet de croiser des données et c'est hyper intéressant parce qu'il va avoir vraiment ces deux niveaux que je recherche, c'est-à-dire capitaliser les données de l'ensemble des réseaux sociaux en un coup, gain de temps énorme, et le deuxième pan, ça va être la partie visuelle, peut convertir en graphique, avec notamment les données maison.
Ça, c'est hyper intéressant.
[Bryan]
Et tu as une historique de données jusqu'à combien de temps ? C'est-à-dire, est-ce que tu peux faire une comparaison sur les cinq dernières années ?
[Victor]
Oui, c'est hyper intéressant parce qu'effectivement, on ne l'a pas évoqué, je pense notamment à LinkedIn qui est notre principal réseau social, on a de la perte de data au bout d'un an. Donc forcément, là, c'est compliqué si on n'internalise pas les données dans un tableur, au bout d'un moment, on les perd. Oui, exactement.
[Bryan]
Je vais te poser la question parce qu'on a fréquemment le cas, c'est ce qui est intéressant aussi dans l'analyse des reporting, c'est l'analyse pluriannuelle. Ah bah oui, c'est pas important, voir sa croissance. Et puis comparer sur plusieurs années l'évolution de sa visibilité, l'évolution de sa communauté, est-ce que la communauté, elle est cohérente avec la cible qu'on a ?
Si tu le fais mois après mois, ok, ça te donne une tendance, mais le faire année après année, ça te permet vraiment d'avoir une vision très globale et de justifier encore plus l'investissement sur les réseaux sociaux.
[Victor]
Complètement, de voir des progressions ou des stagnations aussi, c'est assez intéressant. Après, dans tout ça, il faut vraiment y ajouter du contexte. Je pense qu'on ne peut pas regarder ces chiffres sans avoir du contexte.
Nous, c'est très le cas parce qu'on est un peu semi-public, il y a énormément d'événements sur lesquels on participe qui vont jouer sur la qualité de certains contenus. Quand on va faire un retour d'événements sous format album, forcément, ça va être apprécié parce qu'il est temporalisé dans le temps. Je pense qu'il faut du contexte dans tout ça.
Le pur annuel, c'est bien, mais je pense qu'il faut un peu de mois par mois pour pouvoir dire « bon, là, ok, il y a une chute, mais c'est normal, tout le monde est en vacances ».
[Gwen]
Oui, le juillet-août est le fameux. Ça marche. Tu parlais un peu de tes KPI favoris, ce que tu regardes le plus souvent.
Tu as aussi évoqué au tout début que le reporting était un outil d'aide à la décision pour vous. Est-ce que tu pourrais nous donner un peu des exemples, si tu peux ?
[Victor]
Bien sûr.
[Gwen]
Un exemple de décision que ça vous a aidé à prendre ?
[Victor]
Vous avez de la chance, parce que l'audit est quand même assez frais et j'ai effectivement toutes ces réponses. Tout ce qui est ressorti, notamment dans l'audit, c'est clairement ce travail-là. C'est la data qui parlait pour nos choix.
Je m'explique. On a énormément de formats qu'on pochait, c'est-à-dire 72% de formats PNG qui fonctionnaient bien, mais en réalité, ce n'était pas du tout les contenus qui fonctionnaient le mieux. Du coup, forcément, on va revoir la baisse, ce contenu-là, pour prioriser un contenu qui fonctionne mieux.
Parce qu'il ne faut pas oublier qu'on parle à des personnes. Donc, qu'est-ce qui les intéresse ? Ça, c'est le nerf de la guerre.
On va se poser sur une table et dire « ça, ça intéresse plus mon audience, du coup, c'est ça qu'il faut faire plus.
[Gwen]
» Et en l'occurrence, c'était quoi ? Parce que moi, je n'ai pas travaillé sur tout mon audit.
[Victor]
Alors, du coup, nous, c'était les caroussels, mais ça, c'est le format. Sorti de son contexte, il n'a pas d'importance, c'est le pilier de contenu qui était important. Donc, en l'occurrence, les vrais-faux, c'est un format de caroussel qui sont très ludiques.
On va détricoter un sujet en mettant des vrais et des fausses affirmations, avec la réponse qui va avec. Et ça rend extrêmement ludique, ce caroussel. Les gens ne se rendent pas compte de la lecture et on va jusqu'au bout.
Donc, c'est un exemple de contenu, il y en a plein d'autres. Et nous, ça a permis vraiment de se reposer la question de la strata d'histoire qu'on a revue. Je ne dirais pas entièrement, parce que sur le parti graphique, elle n'a pas extrêmement évolué.
Mais par contre, sur la partie pilier de contenu, complètement en fait. Ça nous a ouvert, vraiment, ça a pointé du doigt un regard qu'on n'avait pas. C'est-à-dire qu'on fonctionnait par une stratégie de format, alors qu'il faut aller aller un peu plus loin.
C'est-à-dire, ok, c'est ces formats-là qui marchent, mais qu'est-ce qui fonctionne dans ces formats-là ? Oui.
[Bryan]
Alors, pour que ce soit bien clair pour ceux qui nous écoutent, la stratégie, elle évolue. C'est-à-dire que plutôt que de penser format, donc caroussel, vidéo, image, etc., on pense thématique, pilier de contenu, sujet. Et ça, effectivement, ça change beaucoup de choses, parce que pour le faire, il faut savoir à qui on s'adresse.
C'est ça. Quand on pense par format, on va faire les formats qui marchent le mieux, en tout cas d'un point de vue visible. Et quand on pense par pilier de contenu, on va faire les formats qui vont intéresser celles et ceux auxquels on souhaite s'adresser.
Et ça change énormément de choses dans le choix des sujets et dans l'énergie aussi qui est investie par l'équipe de production.
[Victor]
Complètement. Oui. Non, non, c'est vraiment ça.
Nous, en tout cas, ça nous a énormément éclairés. Et je dirais même que ça poursuit aussi dans l'idée de la cohérence de la data, parce que là, on fait des choix qui sont cohérents aussi avec l'introduance. Et il y a vraiment…
En fait, s'il n'y a pas de sens, c'est problématique, en fait. Ce que tu dis, c'est qu'aujourd'hui, vous pilotez votre stratégie éditoriale grâce à la data. Oui.
Et je dirais même que quand on va arriver à un stade un peu plus, on va dire avec une audience un peu plus forte, on va arriver où là, la participation de l'audience permettra aussi de choisir les contenus en direct. Si je prends par exemple le cas d'Inforisk, eux, ils vont publier des sondages où ils demandent « Quelle publication vous voulez le mois prochain ?
[Bryan]
». Ah oui.
[Victor]
Ils en sont là. Et ça fonctionne très, très bien. Donc, c'est très inspirant.
Je pense qu'il y a beaucoup de personnes qui nous écoutent qui rêveraient d'avoir des retours comme ça à leur communauté.
[Bryan]
Et si tu devais citer deux, trois points qui rendent quand même le reporting fastidieux, pénible, ce serait quoi ?
[Victor]
Alors, fastidieux et pénible, alors déjà oui, forcément, il y a énormément de chiffres. Donc, ce qui est fastidieux, je dirais la fréquence, mais à l'essentiel, c'est-à-dire qu'il faut le faire et de manière fréquente, sinon ça ne sert à rien. Si je me pose un jour et dans deux ans, je n'y touche plus ou même dans trois mois, je n'y touche plus.
Ça ne sert à rien. Il faut qu'il y ait une fréquence. Il faut une discipline.
C'est ça. Il faut une discipline. De toute façon, la data, c'est de l'organisation.
Je pense.
[Gwen]
Et tous les mois, ça revient vite.
[Victor]
Et tous les mois, ça revient vite. Je confirme. On est d'accord.
Mais c'est hyper important parce que ça permet de rendre tellement plus qualitatifs ces choix par la suite, que pour moi, il faut une fréquence et elle est fastidieuse. On est d'accord. C'est long.
Voilà. Il faut regarder tous les chiffres. Il faut les quantifier.
En plus, moi, je le fais sur tableur. Donc, il faut bien les ranger. Heureusement, pour moi, tout est automatisé.
Donc, c'est quasiment que des copiers-collés. Et après, je vais avoir des calculs automatiques, ce qui me permet après de dégager des idées. Mais c'est sûr que c'est fastidieux.
Donc, je dirais que ça, c'est le plus gros point. L'autre, en fait, je n'en vois pas d'autre.
[Bryan]
Ok. C'est super. Est-ce que tu as déjà eu un problème avec les interfaces qui changent ?
Tout le temps. Tu as tes habitudes pour récupérer tes données, ça change.
[Victor]
Alors, je pense que Meta, je les déteste pour ça, parce que l'Indie, il n'a pas trop changé depuis le début de sa création, il faut être honnête. Il n'a pas trop changé, donc ça va. C'est juste la perte de données qui peut être embêtante et handicapante.
Meta, en revanche, on n'a pas beaucoup de visibilité sur l'ancien et il donne très peu de données, en fait. Et du coup, je dirais que le pire, c'est eux. En revanche, effectivement, il y a des outils qui permettent de capitaliser l'ancien, comme je disais, Metricool, moi, c'est ça qui m'intéresse, c'est de ne plus avoir de perte de données, même si moi, je les capitalise, je les mets dans des tableurs, je ne les perds pas du coup.
Mais je n'étais pas là tout le temps. Enfin, voilà. Donc, du coup, je pense que ces outils aident à ça, la perte de données est quand même assez importante.
Donc, oui, Meta, caca.
[Bryan]
Surtout que Meta, ils sont très, très friands de, j'ai un indicateur, finalement, je change le mode de calcul de l'indicateur. Et donc, toi, ce que tu dis à tes clients, tu ne peux plus l'interpréter de la même manière. L'indicateur change de nom, mais il ne change pas forcément de signification complètement.
[Victor]
Et puis, même les projets, si elles changent, je pense notamment à Creator Studio qui a changé à un moment. Enfin, je veux dire, c'est hyper compliqué de s'y retrouver. Mais oui, nous, pour la partie Instagram, c'est bon.
Là, maintenant, c'est rodé, je capitalise tout et comme ça, je suis sûr de ne pas avoir de perte de données. Mais au début, oui, j'ai perdu beaucoup de données comme ça. YouTube est pas mal, par contre.
En revanche, YouTube est très intéressant parce que, lui, il permet vraiment d'avoir cette analyse sur plusieurs années. Donc, moi, j'en suis très satisfait. Et en plus, lui, dans sa partie, dans la partie Analytics, merci, on peut croiser des données et créer ses propres tableurs.
Ça, c'est intéressant.
[Bryan]
Ce n'est pas le cas dans les autres. Oui, c'est propre à, c'est très valable sur tous les outils Google, création d'indicateurs maison historiques sur plusieurs années, ce qui, effectivement, n'est pas vrai sur Meta, ce qui n'est pas vrai sur LinkedIn, ce qui n'est pas vrai sur TikTok. On est sur des plateformes où on peut, sur Meta et TikTok, créer des indicateurs maison directement dans l'interface.
Par contre, on ne peut pas remonter plus de 12 mois avant. Et il y a quelque chose qui est hyper intéressant dans ce que tu disais, c'est que l'un des enjeux aussi des reporting que nous, on observe à l'agence, c'est de collecter cette data et de l'archiver, de la garder. C'est hyper important.
C'est ça aussi l'enjeu, c'est de l'avoir à disposition quand on a besoin de faire une analyse pluriannuelle. Parce que le vrai intérêt, c'est ça aussi, c'est d'avoir une perspective sur plusieurs années.
[Victor]
Tout à fait. Et après, ça peut permettre de justifier sa direction, encore une fois, de montrer que la flèche, elle est vers le haut. OK, bon, tout ça nécessite quand même de la discipline.
[Bryan]
D'accord.
[Gwen]
Et du coup, tu vas faire une mini conclusion de plein de petites choses dont tu as déjà parlé, je pense. Mais selon toi, ce serait quoi les trois points qui caractérisent un bon reporting ?
[Victor]
Un bon reporting ? Alors, du coup, effectivement, je l'ai déjà évoqué, la lisibilité, donc la lisibilité où je vais plutôt mettre l'accessibilité que la lisibilité dans le sens où il faut pouvoir le montrer à tout le monde. Il faut que la donnée soit compréhensible.
Donc, c'est hyper important d'avoir cette comparaison de tableur et d'avoir un peu un graphique qui permet, hop, j'ai besoin de partager cette donnée, je vais envoyer la partie visuelle parce que mon manager, mon directeur ou même mes collègues, parce que des fois, on est dans une équipe comme où il y a plusieurs collègues, ça permet de rendre la donnée plus compréhensible. Le deuxième point qui, pour moi, est hyper important, c'est la cohérence. Je l'ai évoqué.
Il faut poser son objectif et se dire, par exemple, comme je l'évoquais, moi, si mon objectif, c'est de toucher de la donnée locale, forcément, je vais prendre de la data qui est intéressante pour remplir cet objectif-là, comme la part du nombre d'abonnés qui est située dans cette zone géographique, ce genre de choses. Je pense que la cohérence, c'est quand même primordial parce que si c'est regarder sa donnée pour regarder sa donnée, ça ne sert à rien parce qu'elle ne servira à rien, en fait. Elle ne remplira pas l'objectif qu'on se donne.
Et le troisième point, c'est un peu la même chose avec la cohérence, c'est la pertinence. Encore une fois, il faut vraiment que la donnée est sérieuse.
[Bryan]
Si la donnée est la finalité, tu vas le revoir dans le mur si tu te trompes d'objectif. Il y a quelque chose que tu as dit qui était hyper intéressant aussi, je pense sur lequel on n'a pas mis assez l'accent, c'est pour ça que je reviens dessus. Tu as dit les KPIs, les indicateurs qu'on suit, finalement, ils découlent des objectifs qu'on s'est fixés.
Et ça, je pense que c'est extrêmement important aussi à retenir pour ceux et celles qui nous écoutent. En fait, sur les réseaux, on a plein d'indicateurs possibles, on ne sait pas toujours lequel prendre. Et en fait, je pense que la plupart des personnes résonnent à l'envers, c'est-à-dire elles se disent, quels sont les indicateurs qu'on met à disposition et du coup, quels sont ceux que je vais sélectionner pour faire mes reporting ?
Alors qu'en fait, c'est complètement l'inverse. C'est quel est l'objectif principal et quels sont les objectifs secondaires qui ont été fixés dans ma structure sur la partie social média ? Et du coup, en fonction de ces objectifs, quels indicateurs je vais sélectionner ou créer pour mesurer l'atteinte vers cet objectif, mesurer la performance ?
[Victor]
Complètement. Et ça, c'est vraiment une philosophie à avoir, pas que sur la partie data, sur aussi la production de contenu, il faut prendre ce recul en disant, je ne dois pas produire pour produire, parce que c'est mon job, j'ai été recruté pour produire des contenus. Non, je regarde la qualité de ces contenus-là en fait et je les mets, comment dire, avec mes objectifs.
Je regarde, hop, celui-là, ça remplit ça, donc moi, par exemple, je dois communiquer sur l'offre de service, je sais à quelle typologie de pilier de contenu me permet de le faire. Et là, ça me permet de dire à ma direction, vous voyez, hop, on communique sur ce sujet-là, donc j'ai rempli mon objectif. Ça me permet aussi de remplir l'objectif tout court, c'est-à-dire communiquer sur l'offre de service, enfin voilà, je veux dire, ça en découle.
[Bryan]
Et ça permet de faciliter les arbitrages aussi. Et je pense aussi que pour celles et ceux qui nous écoutent, ça permet d'éviter le problème de, j'ai quelqu'un qui est venu me voir dans mon bureau qui m'a demandé de faire un poste là-dessus.
[Victor]
Oh mon Dieu.
[Bryan]
En fait, je pense que c'est déjà survécu, tout le monde le vit, et le fait d'avoir un objectif, des indicateurs, une strata dito, etc. et tu sais vers où aller et comment le mesurer, ça te permet aussi d'avoir des critères pour arbitrer ce qui va sur les réseaux, si oui sur lesquels, et ce qui ne va pas sur les réseaux, et du coup l'expliquer aux gens, éviter l'effet déceptif de, oh ben, j'ai été voir Victor avec une super idée, il m'a retoqué. Là, tu vas donner du sens à la raison de, non, ça ne peut pas aller sur les réseaux.
[Victor]
Ça, c'est une vraie conduite du changement, parce que je pense qu'elle est nationale, on va être honnête. En fait, les gens viennent avec un besoin de format avant de penser à l'objectif à remplir. Et c'est, ouais, c'est très très dur à arbitrer.
Moi, j'ai beaucoup de gens qui viennent en interne, avec des commandes de vidéos, sans se poser la question si c'est vraiment ce format-là qui est adapté à leurs besoins. Et c'est pas évident d'amener cet arbitrage, parce que la personne va voir le format, ok, la vidéo, c'est cool, donc il faut faire ça, en fait, pour rendre le truc cool.
[Bryan]
La personne a lu un article sur Internet, là, elle vient avec sa science.
[Victor]
Sauf que nous, on n'est pas juste des gens qui produisent, en fait, on a un apport stratégique. Et c'est aussi nous qui devons être les gardes fous de ça.
[Gwen]
C'est compliqué.
[Victor]
C'est très compliqué, je l'accorde. Après, bon, il y a des sujets sur lesquels on ne peut pas négocier, on ne va pas se mentir, dès que c'est politique, on le fait. Mais bon, on essaye, quand on fait notre reporting, de dire, bon, bah, vous voyez, on a fait le choix politique de faire cette publication, bah, en fait, c'est nul.
[Bryan]
Mais tu as tout à fait raison, en fait, le reporting, ça devient un outil d'argumentation. Complètement. C'est-à-dire que tu vas t'en servir pour arbitrer, expliquer pourquoi des fois tu retiens pas des choses.
Et puis, quand tu es dos au mur et que tu es obligé de le faire, souvent, tu te rends compte, je souris parce que ça nous arrive tellement souvent, d'être forcé de faire quelque chose, alors qu'on le dit à nos clients que ce n'est pas du tout une bonne idée. Et on le voit, ça se matérialise dans les résultats. On voit que clairement, ce n'était pas une bonne idée.
Ouais, c'est ça. Et paradoxalement, enfin, paradoxalement, non, pas vraiment d'ailleurs, quand les personnes voient avec un chiffre que ça n'a pas marché, tout de suite, on va plus te faire confiance. Ouais.
Parce que le chiffre, il ne ment pas. Ah bah non. Même si, toi et moi, on sait que quand on crée des indicateurs, on peut créer un peu comme on veut.
[Victor]
Ah bah, on peut tricher, on est d'accord.
[Bryan]
Mais pour beaucoup, le chiffre, c'est une source de vérité. Et donc, c'est pour ça que celles et ceux qui ne vont pas au bout de la démarche de faire des reporting se coupent aussi un peu une jambe parce qu'elles ne peuvent pas arbitrer, elles ne peuvent pas justifier quand on leur a demandé quelque chose auquel elles ne croyaient pas. Elles ne peuvent pas dire, oui, ça n'a pas marché.
Voilà, pourtant, c'est un cercle vertueux d'avoir cette partie reporting.
[Victor]
Ouais, c'est hyper important. Mais en plus, moi, je trouve qu'en fait, on a beaucoup d'a priori sur ça. Mais en fait, ce n'est pas si conséquent que ça.
Parce que ça dépend, c'est quoi ton objectif ? Si, admettons, moi, je suis une radio locale. Non, je ne vais pas dire une radio nationale.
Et juste mon objectif, c'est de faire de l'audience. Il y a trois, quatre capillaires à regarder, en fait. Il n'y en a pas 150.
Et du coup, voilà. Je pense qu'il faut, c'est important d'avoir de l'accès de cohérence là pour se dire, en fait, je n'ai pas tout ça de boulot, en fait. Et c'est important.
Totalement.
[Gwen]
Moment astuce, si tu veux bien. Est-ce qu'il y a des choses que tu as mis en place et dont tu es fier ? En tout cas, tu trouves que ça fonctionne bien et que tu aimerais partager ?
[Victor]
Alors, je ne vais pas dire ça comme ça. Je pense qu'effectivement, il y a quelque chose que je vais mettre en place. C'est de partir sur un outil.
En fait, là, actuellement, je le fais de manière assez maison. Sur Tableur, c'est super bien. J'en suis fier parce que maintenant, j'arrive à dégager les schémas qui me vont bien et ça me sert à mon quotidien.
En revanche, il faut passer sur de l'outil à un moment. Parce que nous, on gère plusieurs réseaux sociaux. Ça permet de les croiser, de prendre les données qu'on souhaite, notamment comme l'outil que j'ai parlé qui permet de faire plusieurs choses en même temps, c'est-à-dire tout programmer, avoir un cycle de validation.
Il y a plusieurs outils qui permettent d'avoir énormément de fonctionnalités. L'astuce, je dirais, en deux temps, il faut, et c'est primordial, schématiser à un moment ces données. Et dans un deuxième temps, avoir un outil, c'est une aide énorme.
Parce que d'aller chercher les données soi-même, c'est énormément de temps. D'avoir des outils qui automatisent, c'est vraiment bien.
[Bryan]
Aller chercher soi-même quand tu as un réseau, une marque.
[Victor]
Voilà, ça se fait. Mais quand on a quatre, qui commencent à avoir de l'audience en plus. Et du coup, il faut...
Parce que je sais qu'à un moment donné, je me ferai rattraper. Si je ne passe pas ce cap-là...
[Bryan]
Si tu passes une journée, voire deux journées à produire un reporting, c'est quand même déjà une grosse partie du temps.
[Victor]
Oui, je suis assez étonné même.
[Bryan]
Oui, j'en ai. Ceux qui me disent ça, c'est plutôt des personnes qui vont gérer plusieurs marques, dans des groupes avec plusieurs filiales, etc. Mais j'en ai rencontré récemment en So Hello Days, qui me disait, nous on a une dizaine de marques en gestion, on a une vingtaine de pages, et on passe deux jours à faire un reporting.
Et du coup, on est tellement HS à la fin, qu'on a vraiment la flemme de les interpréter. C'est sûr. Et ça, effectivement, je trouve que c'est extrêmement dommage.
Et je te rejoins sur l'importance de pouvoir automatiser une grosse partie de la création d'un reporting. Mais pour le faire, tu as dit quelque chose qui était hyper important, c'était de schématiser les données. C'est-à-dire de savoir de quels indicateurs on a besoin, où est-ce qu'on va les chercher, et comment on va compiler ça.
[Victor]
Et surtout lesquels. Encore une fois, j'insiste bien là-dessus, ça ne sert à rien de tout regarder. Je regarde mon objectif.
Si mon but, c'est de faire des ventes de chocolat, je vais regarder combien j'ai fait de ventes. C'est déjà le plus gros indicateur. Dès que tu fais une pub, tu vois que tes ventes augmentent ou que ça n'a eu aucune incidence.
Et là, tu te dis, je vais arrêter de faire de la pub. Mais en tout cas, on tire des enseignements. Je pense que ça ne sert à rien de tout prendre.
Il faut regarder l'objectif.
[Gwen]
Très bien. Est-ce que tu as encore des questions, Bryan ? Ou est-ce qu'on passe à la conclusion ?
[Bryan]
On peut passer à la conclusion.
[Gwen]
En conclusion de cet épisode sur le reporting, on est quand même tous d'accord ici, dans cette salle, pour dire que c'est quand même un levier stratégique important. Déjà en outil de pilotage, pour savoir où on va et attention, on en a un peu parlé aussi, à ne pas le voir comme un outil de contrôle. Même si malheureusement, c'est encore un peu le cas des fois.
Comme levier de crédibilité, surtout. Tu en as beaucoup, beaucoup, beaucoup parlé. Et c'est finalement une compétence clé dans nos métiers pour savoir où on va, pour pouvoir s'améliorer, rectifier le tir et ne pas rester sur nos lauriers.
[Victor]
Complètement.
[Gwen]
Est-ce que toi, tu aurais une conclusion à donner, ce que tu retiens de cet épisode ?
[Victor]
En tout cas, l'échange était très intéressant. Je suis très satisfait. Franchement, je pense que tu as bien conclu sur les 3-4 points hyper importants à retenir.
Moi, ce que j'en retiens de cet échange-là, c'est qu'au moins, on est plutôt raccord sur l'idée d'objectifs, de cohérence et de sens dans tout ça. Et bien sûr, de régularité. Moi, ce que je retiens, c'est ce que je fais tout le temps.
Forcément, je vais être convaincu, mais je le souhaite vraiment à tout le monde parce que ça permet vraiment de dégager tout ce qu'il te faut pour réussir ton travail.
[Bryan]
C'est clair. C'est un outil indispensable au même titre qu'un outil de création visuelle ou de création mentale.
[Victor]
On ne peut pas se permettre de produire et faire à l'intuition parce qu'effectivement, le chiffre ne ment pas. Et on ne peut pas se le permettre. Ça fait partie de ce job.
Je ne produis pas pour produire. Forcément, au bout d'un moment, j'ai besoin de savoir si j'ai produit ces biens ou pas. Oui, tout à fait.
Et effectivement, c'est aussi un vecteur de motivation personnelle. Oui, après, ça dépend comment on est passionné par le truc.
[Bryan]
Oui.
[Victor]
Oui, complètement.
[Gwen]
Et toi, Bryan, tu retiens quoi de cet épisode ?
[Bryan]
Un outil de pilotage. On en a beaucoup parlé, mais ça, je pense que c'est vraiment l'élément principal. On a beaucoup parlé aussi de réduire le temps passé à produire les portings pour principalement passer du temps sur l'interprétation, parce que c'est ça, vraiment, la finalité.
L'importance de pouvoir créer des indicateurs maison quand on en a besoin, parce que tout n'est pas mis à disposition des plateformes. Et l'importance de standardiser des calculs, historiser, etc., afin d'avoir la donnée sur plusieurs années pour vraiment en tirer des grands enseignements. Petit point un peu publicitaire, parce qu'on est un peu chez nous et on a le droit de dire ce qu'on veut.
Nous aussi, on édite des reportings pour tous nos clients et on a même aussi des boîtes qui viennent nous voir juste pour les reportings. C'est-à-dire qu'on a des entreprises qui nous disent je n'ai pas le temps de le faire, je ne sais pas le faire, je n'ai pas envie de le faire, etc. Donc, pas des entreprises, pas des personnes comme Victor, parce que Victor le fait très bien, mais des entreprises qui vont nous dire non, non, c'est pas des choses qu'on a envie de faire, on ne sait pas faire, on ne sait pas quel outil, etc.
Et donc, on va éditer pour elles leurs propres reportings avec leurs propres indicateurs maison. Et là, on a développé vraiment cette expertise chez nous parce qu'on est convaincu d'une chose, c'est qu'on ne peut pas s'améliorer si on ne mesure pas ce que l'on fait.
[Gwen]
Tout à fait. Belle conclusion. Eh bien, merci beaucoup à toi, Victor, d'être venu jusqu'à nous.
[Victor]
Merci aussi. Merci, Victor. Je suis très content d'échanger.
[Gwen]
Eh bien, tant mieux. Bonne journée à toi, bon retour chez toi, dans tes locaux. Et puis, j'espère qu'on aura l'occasion de rééchanger sur ce sujet-là ou un prochain bientôt.
[Bryan]
Oui, pourquoi pas. Et si vous ne travaillez pas en Loire-Atlantique, mais que vous vous intéressez à la prévention au travail, je vous encourage vivement à suivre la page du SSTRN sur LinkedIn. Il y a aussi un compte Instagram.
Il y a aussi un compte TikTok. On mettra tout ça en description de l'épisode. Mais il y a vraiment des ressources hyper intéressantes, que ce soit pour les salariés, mais aussi pour les dirigeantes et les dirigeants.
C'est extrêmement riche et ce n'est pas restreint que aux personnes qui sont en région nantaise. Il y a vraiment des choses qui peuvent intéresser même des gens qui sont à Strasbourg, à Toulouse, etc. C'est très, très riche.
Complètement. Bravo pour ça.
[Victor]
Ça, je partage. Parce qu'en fait, le problème, c'est que bien souvent, les gens ne connaissent pas leurs droits, mais ils en ont beaucoup. Exactement.
[Gwen]
Très bien. Eh bien, merci beaucoup à tous les deux.
[Bryan]
Merci, Gwen.
[Gwen]
Et puis, à bientôt.
[Bryan]
À bientôt.
[Gwen]
Vous pouvez retrouver cet épisode sur le blog de l'agence 3w.keepitsimple.fr rubrique podcast ou sur nos réseaux sociaux LinkedIn, Instagram, TikTok, Thread, etc. Nous sommes présents partout sous le nom Agence Ouest Digital. Bonne journée à toutes et à tous et à bientôt pour un nouvel épisode du Pod.
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